dimanche 20 janvier 2013, par TVbien

l’installation est présentée du 25 au 30 janvier à la galerie Art de Rien, 48 rue d’Orsel - 75018 Paris aux Abbesses (vernissage le vendredi 25 janvier).

adresse du cirque électrique : place du maquis du Vercors - 75020 Paris

Rizhôma est une installation inspirée de la lecture de « Rhizome », un essai extrait du recueil « Mille Plateaux » des philosophe Gilles Deleuze et Félix Guattari aux principes stimulants.

« Faites rhizome et pas racine, ne plantez jamais ! Ne semez pas, piquez ! Ne soyez pas un ni multiple, soyez des multiplicités ! Faites la ligne et jamais le point ! La vitesse transforme le point en ligne ! Soyez rapide même sur place ! Ligne de chance, ligne de hanche, ligne de fuite. Ne suscitez pas un Général en vous ! Pas des idées justes, juste une idée (Godard). Ayez des idées courtes. Faites des cartes et non des photos et des dessins. Soyez la panthère rose, et que vos amours soient encore comme la guêpe et l’orchidée… » (p. xxx)

Autour de leur réflexion, « Les Allumeurs » proposent une installation « qui fait rhizome » en présentant deux parcelles, situées entre terre et ciel, l’une au sol, l’autre au plafond ; une scénographie son et lumière crée le lien entre les deux univers.

- La parcelle au sol est l’œuvre de Zsazsa Mercury ; elle présente une série de sept colonnes autobiographiques créées de manière organique, au fil de ses « pensées nomades ». Ces colonnes de facture plastique « maximaliste » reprennent une idée développée par Deleuze et Guattari : elles symbolisent la production d’inconscient ; les assemblages qui les constituent évoquent les sédiments de la mémoire et ses méandres. Ils se composent d’objets du quotidien rendus précieux par le regard et le sens que l’artiste leur donne.

- L’installation suspendue est imaginée par Sylvie Da Costa, plasticienne paysagiste. La mise en espace du plafond repose sur une variation de volumes en porcelaine-papier figurant des rhizomes imaginaires créés à partir d’empreintes végétales. Rendus mobiles par une machinerie invisible, ce dispositif représente un univers de « cosmos-radicelle » en mouvement, sans commencement ni fin, entre artifice et magie.

Cette installation est circonscrite à l’intérieur d’un espace fermé, à la manière d’un entre-sort (baraque foraine où s’exposent des monstres). Des miroirs recouvrent les murs et toute la surface du plafond ce qui démultiplie la vision, l’ensemble proposant une expérience sensorielle vertigineuse aux visiteurs.
Elle est éclairée par de la lumière noire qui souligne quelques éléments plastiques et est accompagnée par une ambiance sonore de facture originale.
Une installation vidéo sur deux écrans encadre l’entrée. Elle met en scène deux ouvreuses de cinéma extraordinaires, hors du temps, qui invitent les visiteurs à pénétrer dans cet univers.
Une performance donnée par les deux plasticiennes pourrait être présentée à des moments clefs de l’exposition (par exemple le jour du vernissage). Les deux ouvreuses inviteront alors les visiteurs à explorer l’installation deux par deux dans un parcours plein de surprises.

Cette œuvre était au départ une commande pour les Nuits blanches d’Aubervilliers.
Le dispositif peut en être prolongé et retravaillé en fonction du lieu.